Les nuages embrasés de mes fous crépuscules
Soufflés par un vent las à l’air par trop gavé,
Se dispersent au loin grasseux et ridicules,
C’est Eros qui s’enfuit sous mes yeux fatigués.
Car point en l’horizon un noble cotonneux
Agape l’opalin, grand prince des nuées,
Qui d’une brise d’or s’en va insinuer
Sagesse et tempérance en l’azur orageux.
S’élève au firmament ces quiets et doux parfums,
Neuves exhalaisons du baume séraphin,
Qui délicatement recouvrent les blessures
Qu’ont laissé sur mon cœur les années de souillures.
Puis s’abat l’éventail d’un brillant arc-en-ciel,
Dont le sourire rosé étalé sur ma toile
Inonde mon éther où pleurent les étoiles
D’un vaste drap moiré sous l’éclat torrentiel.
Et je remercie Dieu pour l’exquise embellie,
Pour cette délivrance aux nues immaculées,
Où s’agite un ballet de colombes pâlis
Par l’ombre des nuages fuyants et bousculés.
Qui êtes-vous ?
- Joseph d'Abbadie d'Arrast
- Etudiant en master 2 de sciences politiques à l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures à La Roche sur Yon, je voudrai me consacrer à la philosophie politique.
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