De mes doigts si fiévreux, si blêmes et tremblants,
J’ai saisi ce voile or brodé de soie diaphane
Découvrant à mes yeux ombragés du profane
La lueur d’une flamme au reflet bienveillant.
Qu’on donc mes sens embrasés par ce feu ?
Mais il grandit ! D’un coup majestueux !
Mon genoux chute et vivement se ploie,
Car devant moi vos gloires se déploient.
Vous m’attendiez Ô doux Seigneur,
Je sens en Vous grâce et noblesse
Sur mon cœur noir votre caresse
Enfin mon Dieu, enfin je pleure.
Moi qui Vous est chassé,
Moi qui Vous est maudit,
Je me vois à vos pieds
Mes pleurs pour repentit.
Qui êtes-vous ?
- Joseph d'Abbadie d'Arrast
- Etudiant en master 2 de sciences politiques à l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures à La Roche sur Yon, je voudrai me consacrer à la philosophie politique.
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