Noble et riante sœur dont le miroir reflète
Nos visages jumeaux au profond de la ride,
Tu distilles en mon cœur craquelant et aride
D’une douce amitié les claires gouttelettes.
Gai chant du rossignol ou ballet d’hirondelle
Tu voltiges, ondoies et joues dans le grand vent,
Pépies, souffles ou compose en un battement d’aile
Et par ton prompt envol effraie l’engoulevent.
Je t’offre tendre amie pour tout mon dévouement
Un arbre décharné et pourtant bienveillant
Où tu puisses en les jours sombres et oscillants
Trouver la paix sous l’ombre et les verts ornements.
Flânons par ces bosquets tels deux émerveillés
Fredonnant dans les bois un air plein d’allégresse
Mêlé de nos éclats mièvres et chamaillés,
Etrange mélodie chancelant sous l’ivresse.
Ô l’heureuse amitié que voilà chère amie !
Loin des maux coutumiers, sans pluie ni infamie.
Toujours j’aurai pour vous ces amicaux élans
De mon cœur adouci par vos dons consolants.
Qui êtes-vous ?
- Joseph d'Abbadie d'Arrast
- Etudiant en master 2 de sciences politiques à l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures à La Roche sur Yon, je voudrai me consacrer à la philosophie politique.
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