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Etudiant en master 2 de sciences politiques à l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures à La Roche sur Yon, je voudrai me consacrer à la philosophie politique.
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dimanche 26 décembre 2010

Agapes en Arguia

Sous les beaux jours d’été, au midi de la France,

Où le gotha clinquant se rue avec fracas,

Demeure un lieu fuyant ces vains tracas,

Bien qu’on y mange et boit en grande tolérance.


Lorsque tiédit l’éther sous la brise salée

Et qu’entre chien et loup tintent les cliquetis,

Le couchant vermillon, sa largesse étalée,

Dispose ses couverts tout de rubis sertis.


Ici sont conviées les plus hautes vertus,

Bonté et amitié, conseil et prévenance

Mêlent la délicate et franche résonnance

Du verbe qui s’épanche aux rires impromptus.


A la baguette ailée de cet orchestre enchanteur,

Non pas un mais deux chefs dont le rythme léger

Mène une symphonie qui n’a qu’un seul auteur :

Cette complicité que l’amour sait forger.


Lorsqu’enfin retirés les derniers mirotons,

Sous le platane orné de brillants mailletons,

Monte un murmure ému au parfum fruité :

L’âme comme le corps sont en félicité.

mercredi 20 octobre 2010

L’Aventure goum

Posant nos premiers pas dans le jour palpitant,
Nos pieds, d’un battement qui gémit d’inconfort,
Imprègnent en nos chairs le tempo haletant
Des lourds élancements augurant notre effort.

Dès lors, le pieux halo qui nimbe notre allure
Laisse entrevoir le Christ dans nos muets sillages :
Il porte nos pater vers de nouveaux mouillages,
Et sur les âmes en berne éploie grand sa voilure.

Notre esprit délesté sous le zéphyr s’élance,
Aspiré vers l’azur, filant dans l’horizon,
Il sent le divin Souffle emplir tout son silence,
Chuchoter le secret de l’intime oraison.

Dépouillé de tout fard, brillant comme un flambeau,
Notre frère goumier n’est qu’une flamme nue,
En son rire et son chant, c’est Dieu sans retenue
Livrant avec éclat ce qu’Il fit de plus beau.

De l’aube nous drapant de son pâle manteau
Au rouge crépuscule embrasant le coteau,
Nous effleurons bien plus que l’auguste nature ;
Goumiers ! Nous caressons l’authentique Aventure !

mercredi 4 août 2010

Un Soir d’Août

Longtemps j’ai ressassé dans tous mes souvenirs
Le chapelet tranquille et combien régulier
De ces jours bienheureux dont mon cœur encor soupire,
Sans jamais pouvoir chasser ces regards familiers.

L’homme qui pourtant se croyait affranchi,
Sent Mélancolie et, Nostalgie, ces siamois,
Bousculer brusquement ses adolescents émois,
Compères chevillés en mon esprit avachi.

Cinq mois ! Eternité que ce bourdonnement
Où se heurtent encor de fols attachements ;
Ivres et délirants, ils étendent leur fièvre
Et abattent sur mon cœur leur insolente mièvre.

Je sombre avec stupeur sous la vague glacée
M’ébattant dans l’écume toute bouillonnante ;
Lorsque je sens soudain sous ma peau violacée
Une source jaillir, ardente et frémissante !

Je laisse enfin couler ces larmes méprisées,
Mon cœur dur et hautain, prend l’eau de toutes parts,
Et du craquellement de ce piteux rempart
S’élève un tourbillon de vapeurs irisées.

L’homme à tort d’ignorer l’émollience du cœur,
Chantant les pleurs amers, sublimant les rancœurs,
Elle verse sur l’âme un parfum lénifiant
Dont l’effluve salé exhale l’Edifiant.