Posant nos premiers pas dans le jour palpitant,
Nos pieds, d’un battement qui gémit d’inconfort,
Imprègnent en nos chairs le tempo haletant
Des lourds élancements augurant notre effort.
Dès lors, le pieux halo qui nimbe notre allure
Laisse entrevoir le Christ dans nos muets sillages :
Il porte nos pater vers de nouveaux mouillages,
Et sur les âmes en berne éploie grand sa voilure.
Notre esprit délesté sous le zéphyr s’élance,
Aspiré vers l’azur, filant dans l’horizon,
Il sent le divin Souffle emplir tout son silence,
Chuchoter le secret de l’intime oraison.
Dépouillé de tout fard, brillant comme un flambeau,
Notre frère goumier n’est qu’une flamme nue,
En son rire et son chant, c’est Dieu sans retenue
Livrant avec éclat ce qu’Il fit de plus beau.
De l’aube nous drapant de son pâle manteau
Au rouge crépuscule embrasant le coteau,
Nous effleurons bien plus que l’auguste nature ;
Goumiers ! Nous caressons l’authentique Aventure !
Qui êtes-vous ?
- Joseph d'Abbadie d'Arrast
- Etudiant en master 2 de sciences politiques à l'Institut Catholique d'Etudes Supérieures à La Roche sur Yon, je voudrai me consacrer à la philosophie politique.
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